Colombie

Hasard du calendrier : un mardi soir, je regarde un film franco-colombien sur Arte.tv et le lendemain, je vais voir un documentaire sur la Colombie !

La fiction, c’est Une mère incroyable du réalisateur Franco Lolli.
L’héroïne est une avocate, Silvia Paz, qui vit et exerce à Bogotá. Élevant seule son fils, elle doit faire face simultanément à la maladie de sa mère, touchée par une récidive du cancer, et à des difficultés professionnelles, impliquée malgré elle dans une affaire de corruption. C’est une femme qui a renoncé à toute vie privée depuis la naissance de l’enfant et qui fait une rencontre qui va peut-être changer la suite de son existence. La majorité des scènes se passant en intérieur, on découvre assez peu la capitale. Rien de typique dans ces images d’embouteillages, de services d’urgences débordés à l’hôpital, de séances de chimiothérapie où Silvia accompagne sa mère, elles pourraient avoir été filmées dans n’importe quelle grande ville.
Néanmoins, deux beaux portraits de femmes, car si Silvia est bien une femme incroyable comme le lui déclare son nouveau soupirant, sa mère, en femme têtue et qui ne veut rien lâcher, en est également un beau spécimen !
Un film à ne pas manquer qui est visible en replay jusqu’au 19 juillet 2026.

Le lendemain, dans le cadre de Connaissance du Monde, c’est le film, Colombie : La renaissance des civilisations amérindiennes, d’Alexandre Fabre, que j’ai pu voir à Bénodet. L’animation de la séance est assurée par Philippe Boursicot, un passionné des civilisations pré-colombiennes. Lors de ses interventions avant et après le film, il sait parfaitement transmettre ses connaissances et son enthousiasme.

Le point de vue du cinéaste est ethnographique, il a choisi de nous présenter des tribus indigènes de Colombie, qui vivent en marge de la société moderne, à des degrés divers. Chez certaines, les enfants portent des t-shirts et des baskets comme partout dans le monde, même si la culture ancestrale et les rites des origines sont encore respectés. Chez d’autres en revanche, surtout celles qui vivent à proximité de la forêt amazonienne, aucune trace de modernité, la civilisation n’est pas arrivée jusque là. Le contraste entre ces différents peuples est flagrant. Au passage, on découvre la variété des paysages, mais l’aspect géographique n’est pas le sujet du film. Dans l’assistance, j’entendais à certaines remarques que quelques spectateurs étaient déçus. Ce n’est clairement pas un film pour préparer un séjour touristique !

Deux visions bien différentes d’un même pays que j’ai appréciées également.

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About Nanou

J'aime la lecture, la nature, les grands espaces. J'aime marcher sur les dunes, face à l'océan, regarder vers le large. Mon avatar est extrait d'un tableau de Setch, Plus de bruit.
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