Il y a déjà trois semaines que j’ai vu ce film de Pascal Bonitzer, sur un projet de Sophie Fillières qu’elle n’a pas pu mener jusqu’au bout.
Trois semaines que je tergiverse, que je tente de rédiger un billet, que je me demande par quel bout commencer. C’est ce qui m’arrive souvent quand j’aime un film, j’ai du mal à dire pourquoi, je peine à le résumer sans trop en dire. Je lis des critiques sur les blogs, je me dis que c’est exactement ce que j’aurais voulu écrire, donc je ne vais pas plagier, mon avis n’apportera rien de nouveau, comme si j’avais la prétention en venant ici d’apporter quelque chose !
J’a décidé depuis quelques semaines de publier un billet au sujet des films que je vois au cinéma et aussi parfois, à la télé ou en DVD lorsqu’ils me marquent vraiment, afin de garder une trace plus tangible qu’une simple ligne dans mon carnet.
Victor comme tout le monde offre à Fabrice Lucchini un rôle fait pour lui puisqu’il y interprète Robert Zucchini, un acteur qui lit sur scène des textes de Victor Hugo, et c’est ce qu’a fait Lucchini au théâtre de la Porte Saint-Martin.
L’annonce du décès d’une femme qu’il a aimée l’incite à reprendre contact avec Lisbeth, la fille qu’ils ont eue ensemble mais qu’il n’a pas élevée. Parvenir à rencontrer sa fille n’est pas aisé et oblige Robert à sortir de sa routine car il est obsédé par Hugo : il lit Hugo dans la vie et sur scène, il en parle tout le temps, à tout le monde, à la boulangère, au chauffeur de taxi. Dans sa quête, il fait la connaissance de trois jeunes femmes, amies de Lisbeth, qui répètent un spectacle sur Hugo, dont elles n’ont pas du tout la même vision que Robert, ce qui amènent de réjouissantes discussions entre les protagonistes.
Ce que j’ai aimé dans ce film, c’est d’y voir un Lucchini qui n’en fait pas trop, ce qui est fréquent au cinéma d’ailleurs, car je l’ai trouvé plutôt sobre dans ses derniers films. J’ai apprécié aussi de l’apercevoir sur la scène du théâtre dans un spectacle auquel je n’ai pas eu la chance d’assister. Et puis, j’ai été émue par ces deux histoires de père et de fille : d’un côté, Robert retrouve celle qu’il ne connait pas, de l’autre, on connait la douleur d’Hugo à la mort de Léopoldine et les mots que la tragédie lui a inspirés. Le film nous entraîne aussi à Guernesey pour une visite de la maison d’Hugo et ça ne se refuse pas !
Un film que j’ai donc vu avec plaisir et qui m’a rappelé, comme un clin d’oeil, un autre film de Pascal Bonitzer avec Fabrice Lucchini , Rien sur Robert, sorti en 1999. Là, on n’apprenait effectivement rien sur Robert. Ici, même si on ne peut pas dire que l’on sait tout sur lui, il est en tout de même beaucoup question !



















