Impressionnant barrage sur la Seine à Chatou ! C’est en changeant mes habitudes de promenade que je l’ai découvert, profitant d’un beau dimanche de février et d’un temps printanier avant la date.
C’est un article proposé dans le supplément Sortir de Télérama qui m’a amenée à traverser le pont de Chatou et à suivre le circuit Renoir pour découvrir la berge de la Seine entre Chatou et Carrières-sur-Seine. Une jolie promenade qui permet entre autres d’admirer ce barrage mis en service en 2013, légèrement en amont du précédent barrage actif depuis 1933 et détruit en 2014.
En poursuivant la marche, on arrive au parc de La Vallière, à Carrières, où l’on peut se reposer et admirer le fleuve, source d’inspiration pour de nombreux peintres impressionnistes.
Grâce à cet article, j’ai découvert d’autres circuits autour des impressionnistes proposés sur le site seine-saintgermain.fr (la carte Le chemin des impressionnistes est à télécharger ici). D’autres balades en perspective !
Il y a quelques jours, alors qu’il faisait froid, gris et que le vent soufflait très fort, j’ai eu l’occasion de découvrir sur France-Culture la mise en ondes en dix épisodes du livre de Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses, diffusée en janvier 2019
M’est alors revenu en mémoire l’été où j’ai lu ce livre, avide de parcourir les unes après les autres les lettres qui le constituent, surprise d’en découvrir la noirceur et la beauté. Noirceur de l’intrigue et des caractères de Valmont et de la marquise de Merteuil, beauté de l’écriture d’un autre siècle dont la précision et la richesse m’avaient envoûtée !
J’ai retrouvé ces sensations à l’écoute de ces dix épisodes, plus encore que lorsque j’ai vu les adaptations cinématographiques de l’œuvre. Je suis d’accord avec ce qu’en dit France-Culture sur le site Web de l’émission :
L’adaptation radiophonique a ceci de plus que le cinéma qu’elle permet d’incarner les personnages tout en gardant la langue précise et presque démoniaque de Choderlos de Laclos.
Soirée théâtre le week-end dernier pour découvrir un spectacle qui a été largement récompensé par les Molières 2018.
Adieu Monsieur Haffmann est une pièce écrite et réalisée par Jean-Philippe Daguerre, sur un sujet grave traité avec rythme, humour et légèreté.
Paris, 1942. M. Haffmann, un bijoutier juif, propose à Pierre, son employé, de lui confier sa boutique, tout en continuant à y vivre caché. Après en avoir discuté avec sa femme Isabelle, Pierre accepte, en y mettant néanmoins une condition plutôt saugrenue, les aider à concevoir un enfant. M. Haffmann accepte et la cohabitation entre ces trois personnes se met alors en place dans le logement attenant à la boutique.
J’ai aimé la mise en scène de cette pièce, la succession de saynètes qui s’enchaînent rapidement sans effets appuyés, le décor minimaliste et la façon très astucieuse dont il est utilisé. La sobriété des costumes s’accordent à l’époque. La lumière et la musique participent pleinement aux ellipses de l’histoire.
Une belle réussite à voir jusqu’au 31 mars 2019 au théâtre Rive Gauche, 6 rue de la Gaîté à Paris (14ème).
Surprise au réveil : La neige annoncée à la météo hier n’est pas tombée !
Mais les spécialistes ont finalement eu raison, les premiers flocons sont apparus vers 9h30 et, conséquence du froid de ces derniers jours, ils ont très vite recouvert les rues, les arbres, les toits et les immeubles.
Quand je suis sortie vers 10h30, le paysage d’hiver s’était bien installé, les véhicules étaient rares dans les rues et le marché était moins achalandé que d’habitude.
Une journée grise et froide, le soleil n’a pas montré le bout de son nez aujourd’hui ! Que faire pour se distraire ? Et bien j’ai écouté la radio et j’ai été captivée par le sujet de l’émission de Sonia Devillers, L’instant M.
La question du jour était : Comment les médias peuvent-ils traduire l’anglais de Donald Trump ?
On s’interroge souvent sur le métier de traducteur, sur ses difficultés à transmettre dans une autre langue les subtilités d’un orateur ou d’un écrivain. Mais comment faire son travail lorsque celui que l’on doit traduire se caractérise par la pauvreté de son vocabulaire, son emploi d’un champ lexical réduit et simpliste ?
C’est ce que j’ai appris à l’écoute de Bérengère Viennot qui était l’invité de L’instant M ce matin.
Écoutez ou regardez, c’est très instructif et assez cocasse !
D’après un article du Parisien aujourd’hui, ce troisième lundi de janvier aurait la réputation d’être le jour le plus déprimant de l’année !
En fait, à la lecture de l’article, j’apprends qu’il s’agirait d’une opération de communication montée par une agence de voyages pour promouvoir la vente de billets d’avion vers des destinations ensoleillées !
D’ailleurs, pour donner tort à la réputation déprimante de ce jour, le soleil et le ciel bleu sans nuage se sont alliés aujourd’hui pour composer enfin une journée étincelante, que j’attendais avec impatience au moins depuis le 1er janvier !
Certes, il fait très froid, les toitures sont restées givrées une bonne partie de la matinée mais cette luminosité était bien agréable et surtout, elle a duré toute la journée. Il est maintenant 17h30, je n’ai pas vu un nuage et je continue à regarder les traces des avions dans le ciel, qui commence à prendre une couleur rosée à l’horizon.
J’en profite car il parait que demain, il va neiger !
Surprise ce matin lorsque j’ai regardé mes mails, j’avais un message d’alerte du site pollens.fr qui me permet de suivre la présence des pollens auxquels je suis allergique.
Déjà du pollen de noisetier, même si le risque est encore faible ? D’habitude, la première alerte a lieu en janvier. Sans doute un effet du radoucissement des températures de ces derniers jours. D’ailleurs, jeudi, j’ai aperçu quelques arbustes déjà en fleurs.
Encore un signe du changement climatique, bien concret pour moi. Heureusement, je ne ressens pas encore les effets du pollen, peut-être parce qu’il a beaucoup plu ce matin. Si les yeux me grattent les prochains jours, je saurai pourquoi !
Soirée théâtre vendredi soir avec une pièce écrite par Stefan Zweig en 1919 et qui est présentée en France pour la première fois.
C’est une interview de Natalie Dessay sur France-Inter, où elle évoquait sa reconversion en tant que comédienne qui m’a donné envie de la découvrir sur scène au théâtre Montparnasse.
Vienne, 1919. Une grande maison familiale où l’on s’apprête à renouer avec les soirées lecture qui en ont fait le succès. Autrefois, c’est le père de famille, Karl Franck, poète renommé dont on célébrait les mots. Il n’est plus mais sa veuve, Leonor, s’est érigée en gardienne du temple et elle a décidé que ce soir, ce seront les textes de Friedrich, le fils, qui seront lus par un célèbre comédien, en présence du chancelier. Qu’importe si Friedrich rechigne à participer à cette soirée, conscient que l’on vient écouter « le fils de » plutôt qu’un jeune poète à découvrir. Bürstein, le biographe officiel de Karl Franck, tente de calmer les angoisses et l’amertume du jeune homme, qui trouve aussi du réconfort auprès de sa sœur aînée.
Et puis une femme apparaît, qui demande à pouvoir assister à la soirée, même debout s’il n’y a plus de siège disponible. Dès qu’elle la voit, Leonor la rejette violemment. Bürstein la connait, lui aussi, et semble gêné. Ni Friedrich, ni sa soeur ne savent qui elle est mais cette femme sait trouver les mots pour parler à Friedrich, pour s’intéresser réellement à lui et il s’empresse de lui trouver une place dans l’auditoire. Qui est cette femme, que cachent Leonor et Bürstein, qui était en réalité l’homme derrière le grand poète, c’est ce que Friedrich et le spectateur découvrent dans la suite de ce spectacle, dans un décor minimaliste mais lumineux, de grands panneaux qui montent et descendent au gré des changements de lieux.
J’étais allée à ce spectacle pour Natalie Dessay, j’ai aimé sa prestation et j’ai aussi beaucoup apprécié de voir sur les planches Bernard Alane et surtout Macha Méril, bienveillante et chaleureuse, personnage révélateur de l’histoire familiale au delà des apparences.
Un beau texte à découvrir autour de thèmes profonds comme la construction de la personnalité d’un fils face à la célébrité écrasante d’un père, la levée d’un secret de famille, le lâcher-prise d’une femme jusque-là dévouée à la mémoire du disparu et qui s’était oubliée. Une belle soirée !