
Merci à MHF pour cette jolie carte qui est arrivée bien à propos dans ma boîte aux lettres.

Surprise ce matin lorsque j’ai regardé mes mails, j’avais un message d’alerte du site pollens.fr qui me permet de suivre la présence des pollens auxquels je suis allergique.

Déjà du pollen de noisetier, même si le risque est encore faible ? D’habitude, la première alerte a lieu en janvier. Sans doute un effet du radoucissement des températures de ces derniers jours. D’ailleurs, jeudi, j’ai aperçu quelques arbustes déjà en fleurs.
Encore un signe du changement climatique, bien concret pour moi. Heureusement, je ne ressens pas encore les effets du pollen, peut-être parce qu’il a beaucoup plu ce matin. Si les yeux me grattent les prochains jours, je saurai pourquoi !
Soirée théâtre vendredi soir avec une pièce écrite par Stefan Zweig en 1919 et qui est présentée en France pour la première fois.

C’est une interview de Natalie Dessay sur France-Inter, où elle évoquait sa reconversion en tant que comédienne qui m’a donné envie de la découvrir sur scène au théâtre Montparnasse.
Vienne, 1919. Une grande maison familiale où l’on s’apprête à renouer avec les soirées lecture qui en ont fait le succès. Autrefois, c’est le père de famille, Karl Franck, poète renommé dont on célébrait les mots. Il n’est plus mais sa veuve, Leonor, s’est érigée en gardienne du temple et elle a décidé que ce soir, ce seront les textes de Friedrich, le fils, qui seront lus par un célèbre comédien, en présence du chancelier. Qu’importe si Friedrich rechigne à participer à cette soirée, conscient que l’on vient écouter « le fils de » plutôt qu’un jeune poète à découvrir. Bürstein, le biographe officiel de Karl Franck, tente de calmer les angoisses et l’amertume du jeune homme, qui trouve aussi du réconfort auprès de sa sœur aînée.
Et puis une femme apparaît, qui demande à pouvoir assister à la soirée, même debout s’il n’y a plus de siège disponible. Dès qu’elle la voit, Leonor la rejette violemment. Bürstein la connait, lui aussi, et semble gêné. Ni Friedrich, ni sa soeur ne savent qui elle est mais cette femme sait trouver les mots pour parler à Friedrich, pour s’intéresser réellement à lui et il s’empresse de lui trouver une place dans l’auditoire. Qui est cette femme, que cachent Leonor et Bürstein, qui était en réalité l’homme derrière le grand poète, c’est ce que Friedrich et le spectateur découvrent dans la suite de ce spectacle, dans un décor minimaliste mais lumineux, de grands panneaux qui montent et descendent au gré des changements de lieux.
J’étais allée à ce spectacle pour Natalie Dessay, j’ai aimé sa prestation et j’ai aussi beaucoup apprécié de voir sur les planches Bernard Alane et surtout Macha Méril, bienveillante et chaleureuse, personnage révélateur de l’histoire familiale au delà des apparences.
Un beau texte à découvrir autour de thèmes profonds comme la construction de la personnalité d’un fils face à la célébrité écrasante d’un père, la levée d’un secret de famille, le lâcher-prise d’une femme jusque-là dévouée à la mémoire du disparu et qui s’était oubliée. Une belle soirée !
Je revenais d’une visite de musée à Paris il y a un mois et lorsque le bus où j’étais assise a franchi la Seine sur le pont de Suresnes, au ralenti car il y avait de la circulation, j’ai pris cette vue de La Défense sous la lumière bleutée du soir qui tombe.

Pont de Suresnes
Vision surnaturelle et inattendue après une journée grise et pluvieuse !
En arrivant sur la place de l’église, j’ai entendu une musique militaire et en me penchant légèrement sur la gauche, j’ai aperçu un cortège qui quittait le bas de la rue Hervet.
Lorsqu’ils se sont rapprochés, j’ai vu d’abord deux agents de la police municipale sur leurs gyropodes, puis à vingt mètres derrière eux, des marins avec leurs pompons rouges (bizarre !) puis les officiels, le maire, le député, le conseiller régional, les représentants du Conseil Municipal des Jeunes, les enfants des écoles avec leurs petits drapeaux, des scouts en grand nombre, puis fermant la marche, quelques militaires galonnés des trois armes. Ils ont bifurqué sur la place de l’Église et se sont dirigés vers le parvis de la vieille mairie où aurait lieu la cérémonie de commémoration du 11 Novembre.
J’ai regretté que les policiers municipaux ne soient pas à cheval ; après tout les chevaux ont payé un lourd tribut lors de la première guerre mondiale et la présence de deux de leurs représentants en tête du cortège aurait été méritée. Mais il aurait fallu gérer le problème des crottins qui n’auraient pas manqué de souiller les rues et surtout de risquer de bouleverser le pas bien réglé des marcheurs !
Après avoir acheté le pain, je me suis aussi dirigée vers le lieu du rassemblement mais j’ai été rebutée par la foule qui se pressait et je suis rentrée chez moi, en prenant le temps de détailler les grosses maisons qui longent l’avenue qui mène à Saint-Germain-en-Laye. Certaines ont un charme désuet et datent sans doute du début du vingtième siècle. Je me suis arrêtée dans le square qui vient d’être réaménagé, l’œil attiré par les bosquets fleuris qui contrastent avec le feuillage roux des arbres au bord des allées.

C’est surprenant, toutes ces fleurs à cette époque de l’année, elles détonnent avec le gris du ciel et la pluie qui commence à tomber dru. Après tout, nous sommes le 11 novembre, c’est un temps de saison ! C’est plutôt rassurant.
Après une bonne marche, quel plaisir d’arriver au bord de ce lac des Pyrénées pour pique-niquer et se rafraîchir ! L’eau était glacée, certes, mais le bain de pieds était bienvenu !

Cirque de Troumousse – Hautes-Pyrénées – Août 2018

Avant d’écouter ce reportage sur France-Inter ce matin, j’étais bien loin de me douter de l’importance que pouvait avoir mon choix lorsqu’on me demande mon avis sur une prestation, ce qui arrive de plus en plus souvent.
Moi qui craint toujours les excès, je suis plutôt encline à laisser un 4/5 même si je suis très satisfaite – on peut toujours faire mieux – et un 2/5 si je suis mécontente – personne n’est parfait. D’autant qu’il n’est pas toujours clair de savoir ce que l’on évalue.
Ainsi, après un appel au support de mon fournisseur d’accès Internet pour signaler des dysfonctionnements, lorsque je reçois un questionnaire par SMS, je ne sais pas bien si on me demande de noter la façon dont on m’a répondu, la politesse de l’agent, sa capacité à comprendre la raison de mon appel, ou bien si on attend mon appréciation sur la résolution de mon problème, à savoir le conseil de rapporter mon équipement à l’agence la plus proche pour un échange standard, mon matériel étant ancien (à peine installé depuis 1 an !)
Difficile alors de faire passer par le choix de quelques étoiles mon impression très positive vis à vis de mon interlocuteur qui a été charmant et mon agacement vis à vis de la solution, – qui me dit que le nouvel équipement sera vraiment plus opérationnel ? – qui à mon avis n’en est pas une.
Pour en revenir au reportage de ce matin, j’ai été surprise d’apprendre que chez Uber, un 4,51/5 était une mauvaise note et que le chauffeur était près de la disqualification. Je comprends mieux leur stress !
Il va falloir que je revois mon échelle de notation !
Vous pouvez ré-écouter ici le reportage Tous évalués, tous menacés proposé par la rédaction de France-Inter dans l’émission Interception.
La rentrée, c’était le thème du lundi, cette semaine chez MHF Le Blog et je me suis retrouvée dans ses réflexions.
Moi non plus, je ne suis plus directement concernée par la rentrée, parce que mes enfants sont grands, qu’ils travaillent ou sont étudiants, et parce que je ne travaille plus. Je suis revenue de vacances depuis une semaine, les cours de gym ne reprennent que dans une quinzaine, France-Inter est déjà installé dans sa grille d’automne. C’est vrai, ce lundi 3 septembre ne signifie pas concrètement quelque chose pour moi et pourtant, c’est vrai, dans ma tête, c’est quand même La Rentrée !
Parce que j’entends les enfants dans la rue sur le chemin de l’école, parce que les vitrines changent dans les magasins, parce que les rues de ma petite ville sont de nouveau animées, parce que, même s’il fait encore chaud dans la journée, on sent une petite fraîcheur le matin et le soir, le cap est franchi, les vacances sont finies, c’est la rentrée !
Je me demande ce qu’il faudra pour que ce jalon dans l’année me devienne indifférent et pour être franche, j’espère ne jamais y arriver. Pour l’instant, ça me donne l’impression d’être encore dans le mouvement, d’avoir le même rythme que tout le monde !
Alors, bonne rentrée à tous !
Comme il faut bien occuper ces longues journées de canicule, j’ai entrepris de trier les photos que j’ai prises ces derniers mois avec mon téléphone.
C’est ainsi que je me suis rappelée mon intuition au mois de février lorsqu’il y a eu des chutes de neige dont nous n’avions plus l’habitude en Ile de France.
Sur mon balcon, ça donnait ça :


Et je m’étais dit, à l’époque : Si nous avons enfin un vrai hiver, peut-être aurons nous un vrai été !
Pour une fois, mon intuition était la bonne ! Mais je ne suis pas si sûre que ça d’en être contente, car je souffre de cette chaleur qui dure. Heureusement, d’après les prévisions météo, cela devrait se calmer les jours prochains et je vais m’en aller vers les hauteurs Pyrénéennes où j’espère mieux respirer.