Cette fois, elle s’est éloignée de son propre parcours pour l’écriture de ce roman. C’est le film Orfeu Negro de Marcel Camus, palme d’or à Cannes en 1959, qui lui a inspiré cette histoire autour du tournage et des protagonistes du film.
Jeudi, j’avais été raisonnable, cette fois je n’ai pas résisté et je suis rentrée chez moi avec, sous le bras, le livre agrémenté d’une jolie dédicace !
C’est l’automne et avec son arrivée, les rendez-vous habituels d’avant la Covid se réinstallent doucement.
Première rencontre dédicace de la rentrée littéraire à la médiathèque avec Catherine Cusset qui est venue parler de son dernier livre : La définition du bonheur.
Une heure qui est passée très vite, pendant laquelle elle a répondu aux questions de l’animatrice de la rencontre et présenté les deux personnages principaux du roman, deux femmes Clarisse et Eve. L’une vit à Paris, l’autre a suivi son mari à New York, elles ne se connaissent pas mais finiront par se rencontrer.
Catherine Cusset sait parler de son livre sans trop en dévoiler, juste ce qu’il faut pour donner envie de se plonger dans cette histoire et de découvrir sa définition du bonheur.
J’ai été très raisonnable, je n’ai pas acheté le livre à la sortie de l’interview. J’attendrai patiemment de le trouver sur les rayonnages de la médiathèque, j’ai déjà de nombreux livres qui m’attendent sur ma table de nuit !
Au cours de l’interview, Catherine Cusset a indiqué qu’elle participait cet après-midi à l’enregistrement de l’émission de France-Inter, La librairie francophone. Un rendez-vous sur les ondes que je ne vais pas manquer, samedi à 14 heures ou en podcast !
Après ma visite dominicale au Musée d’Art Moderne, je suis allée découvrir le musée Guimet, situé Place Iéna. J’en avais souvent entendu parler mais n’y étais jamais allée. Je ne le situais d’ailleurs pas du tout à cet endroit-là.
Dès l’entrée dans le hall, une fois que mon Pass Télérama a été validé, j’ai été accueillie par ce serpent à sept têtes !
Je me suis promenée dans quelques salles, j’ai profité des Escales Guimet pour découvrir les collections permanentes. C’est ainsi que j’ai appris pourquoi le Dieu Ganesh a une tête d’éléphant, que j’ai découvert quelques particularités du bouddhisme tibétain et d’autres choses encore !
Voici quelques objets rencontrés au cours de ma visite :
Un bouddha doré qui dégage une belle sérénité.
Des statuettes chinoises en bois peint à la fois rustiques et délicates.
Un masque menaçant : il s’agit de Bhairava, une manifestation farouche de Shiva.
J’ai été impressionnée par la richesse des collections, que j’ai vues très partiellement. Maintenant que j’ai repéré ce musée, je n’hésiterai pas à y revenir en me concentrant sur un département et en préparant ma visite.
J’ai profité pleinement le week-end dernier de cet évènement annuel Télérama qui tombait à pic cette année pour célébrer la réouverture des musées.
Première visite : le musée d’Art moderne de la ville de Paris où j’étais déjà allé l’an dernier en bonne compagnie. Toujours grâce à Télérama, j’avais appris qu’une oeuvre de Raoul Dufy, La Fée Électricité, immense fresque composée de 250 panneaux de contreplaqué vissés bout à bout, venait d’être rendue visible après un long travail de nettoyage et de restauration.
La fée Électricité (détail)
La fée Électricité (détail)
Je me rends compte après coup que j’aurais dû prendre une photo d’ensemble qui permette d’apprécier cette magnifique salle tout en courbes. Tant pis !
Je me suis amusée à détailler les figures des 110 savants qui sont représentés sur cette fresque, tous ont participé, à leur manière, à l’histoire de l’électricité.
Grâce au Pass Télérama, j’ai pu ensuite accéder gratuitement à l’exposition Hubert Duprat qui se tient au MAM. C’est un artiste que je ne connaissais pas, j’ai découvert qu’il est né la même année que moi (!) et j’ai beaucoup aimé son travail (rien à voir avec sa date de naissance !).
Les Agates – Cibachrome
Corail Costa Brava
Les petites boules blanches sont en mie de pain.
Excentriques
Excentriques (détail)
Du fil de lin et des clous tout simplement…
Cassé-collé
Des troncs recouverts de clous en laiton.
Ce qui m’a plu, c’est l’utilisation des matières brutes et l’emploi de techniques artisanales pour la réalisation de ses œuvres. Mais il sait aussi tirer parti de matières industrielles comme le béton, le polystyrène ou la pâte à modeler. Le plus surprenant, c’est que certaines œuvres sont re-crées sur place, comme le montre une vidéo visible dans une des salles de l’exposition et que l’on peut découvrir sur le site web du musée. Tout ce travail d’installation pour quelques mois d’exposition, c’est impressionnant !
Hubert Duprat a aussi consacré de nombreuses années à l’étude des larves de Tricoptères, des insectes qui ont la particularité d’utiliser les éléments du milieu ambiant pour élaborer une sorte d’étui dans lequel leur larve se loge pour sa métamorphose. Ainsi, Duprat a réussi à leur faire fabriquer cet étui avec des fils d’or et des perles ! Étonnant.
J’ai ensuite parcouru rapidement quelques salles des collections permanentes du musée avant de me diriger vers un autre lieu, très proche, dont je parlerai dans un prochain billet.
D’autres vidéos de l’expo Hubert Duprat sur le site du MAM. À découvrir jusqu’au 27 juin 2021.
Premier jour de déconfinement hier, avec la réouverture des lieux de culture. J’hésitais entre une séance de cinéma ou une visite d’exposition. La météo a décidé pour moi, il pleuvait à verse au moment où j’aurais dû partir pour le cinéma. Quand l’éclaircie est arrivée, il était trop tard pour la séance, alors j’ai pris la direction de l’Atelier Grognard, près de chez moi à Rueil.
Cette expo devait démarrer en décembre 2020 mais la pandémie a entrainé son report jusqu’à hier, ce 19 mai tant attendu !
Je connaissais peu de choses à propos d’Ernest Pignon-Ernest mais la rétrospective présentée à l’Atelier Grognard à travers 200 œuvres permet vraiment de découvrir l’artiste et son travail.
Les œuvres d’Ernest Pignon-Ernest sont éphémères puisqu’il s’agit le plus souvent de collages disséminés dans des paysages urbains, sur des monuments ou des lieux emblématiques. Pour cette raison, l’exposition se compose principalement de photographies, accompagnées souvent par les explications de l’artiste sur son projet. Et pour le plus grand bonheur du visiteur, sont présentées aussi de très nombreuses études préparatoires au projet, grâce auxquelles on découvre son art du dessin, son cheminement vers le résultat.
Premier coup de cœur, ce collage d’Arthur Rimbaud, si émouvant.
1978 Paris, Charleville-Mézières, « Rimbaud »
Les sources d’inspiration d’Ernest Pignon-Ernest sont variées, en phase avec l’actualité du moment, et traduisent les préoccupations d’un artiste intégré à son époque. En 1971, il a participé à la commémoration de la Commune en déroulant des sérigraphies grand format dans plusieurs lieux parisiens. En 1974, à Nice, il a évoqué à sa façon la lutte contre l’apartheid à Nice pour protester contre le jumelage Nice/Le Cap (Afrique du Sud). Plus tard, son travail a appelé l’attention sur les émigrés à Avignon en 1975, les expulsés à Paris en 1979.,
En 1980, Pignon-Ernest avait réalisé un projet sur Pasolini, à Certaldo en Italie. En 2015, après l’assassinat du cinéaste, il le représentait de nouveau, en « Pieta » portant son propre cadavre.
« Se Torno [Si je reviens] Pasolini assassiné – Italie, 2015
Il n’hésite pas à réaliser une cinquantaine de portraits pour accompagner un spectacle d’un seul soir !
La génèse du « Concert baroque«
1982 – Concert baroque – Uzeste
« Robert Desnos », Paris, 2001« Martégale », Martigues, 1982
Je me suis souvenue d’avoir pu admirer son travail sur le parcours Jean Genet à Brest en 2006. En effet, son collage est resté plusieurs mois sur une des piles du Pont de Recouvrance. Mais je ne savais pas à l’époque qui en était l’auteur !
Pont de Recouvrance
Port de commerce
« Jean Genet », Brest, 2006
Il y a aussi des collages inspirés d’œuvres plus classiques. Dans tous les cas, le travail d’Ernest Pignon-Ernest dégage une forte émotion, on sent l’artiste habité par son sujet.
Une très belle expo dans un lieu fait pour elle puisque l’Atelier Grognard est installé dans les locaux d’une ancienne usine où étaient fabriquées des plaques de métal destinées à la gravure.
Pour nous faire patienter pendant le confinement, la ville de Rueil-Malmaison avait présenté l’exposition sur YouTube. L’artiste commente lui-même son travail, c’est passionnant.
L’exposition se tient jusqu’au 13 juin, dépêchez-vous !
Jolie surprise en sortant de chez moi, les petits voisins ont, fidèles à leur habitude, collé un poisson fait maison sur ma porte d’entrée !
Signe d’optimisme réconfortant, les mois passent et les enfants retrouvent les jalons habituels de l’année. Auront-ils le droit à une petite chasse aux œufs dimanche prochain ?
Pierre Chanteau a réalisé et collé plus d’une centaine de ces yeux à différents endroits de la côte du Finistère. Je n’ai vu que celui de l’Île-Tudy, pour l’instant, mais la découverte des autres pourrait donner lieu à un parcours intéressant !
Dernier rendez-vous du DéfiLivres pour moi* avec un livre que j’aimerais recevoir à Noël.
Souvenirs de l’avenir Siri Hustvedt
Et pour être certaine de l’avoir, je l’ai acheté il y a quelques jours !
MHF nous propose de continuer le DéfiLivres jusqu’à la fin du mois de décembre. Voici les prochains thèmes :
* Comme je vais être moins présente dans les prochains jours, j’ai décidé d’arrêter le défi aujourd’hui. Merci encore à MHF pour ses suggestions qui m’ont permis de redécouvrir mes lectures passées et qui m’ont bien occupée pendant ce reconfinement.