Nouveau film d’Éric Toledano et Olivier Nakache, Juste une illusion, nous plonge au milieu des années 80 et nous fait partager le quotidien de la famille Dayan, du point de vue du cadet, Vincent, 13 ans.
Le jeune collégien prépare sa bar mitzva, se pose des questions existentielles et a le coeur qui bat pour Anne-Karine, sa camarade de classe.
Yves, le père, précédemment cadre moyen, a été licencié et se retrouve au chomage, ce qu’il cache à ses fils. Sandrine, la mère, est secrétaire dans un grand groupe et veut évoluer dans l’entreprise. Arnaud, le grand frère, est fan de hard rock, ce qui n’est absolument pas du goût de Vincent qui ne rêve que d’avoir une chambre pour lui tout seul. Et puis, il y a le gardien de la résidence, très serviable mais intransigeant sur le respect des places de parking.
La reconstitution de l’époque est parfaite, les chansons de la BO sont bien choisies, on rit un peu, on sourit beaucoup, les acteurs sont tous très bien. On sent que les réalisateurs ont fait appel à leurs souvenirs dans ce film, d’ailleurs dédié à leurs pères. J’ai trouvé que le démarrage trainait un peu, les choses mettent du temps à s’installer et puis le rythme s’accélère, les péripéties s’enchaînent et on suit avec plaisir les aventures de cette famille agitée mais bien sympathique.
Personnellement, j’ai bien aimé les aventures de la cassette VHS et surtout la chute de l’histoire. Et j’ai apprécié aussi la malice de Vincent pour contacter Anne-Karine par l’intermédiaire de l’émission de radio prisée à l’époque par les ados, dans un temps où on n’avait pas encore inventé les réseaux sociaux !
Bref, un film moins mémorable que Intouchables ou Le sens de la fête mais qui fait passer quand même un bon moment !
