Simplification

Lors de mes dernières années d’activité dans l’entreprise  où je travaillais, c’était l’un des concepts mis en avant : la simplification. À mettre en œuvre dans les process, dans les relations, dans les circuits d’information,  bref partout. Une simplification qui n’était souvent qu’une injonction en complète contradiction avec la lourdeur des procédures qui nous étaient imposés par les exigences de qualité et de normes en place.

Maintenant que tout cela est bien loin de mon quotidien  – j’entame ma dixième année d’inactivité  – je me rends compte que je continue à suivre cette démarche de simplification dans la vie courante, et de plus en plus au fil des années. Sans doute parce que je suis de moins en moins soucieuse du regard d’autrui et aussi parce que l’urgence climatique et écologique me pousse à réfléchir à ce que je fais.

Quels sont les domaines où j’applique cette simplification ? Ils sont très nombreux. Par exemple l’habillement et j’en ressens un grand allègement,  au niveau de mon porte-monnaie, certes , mais aussi mental car je ne me prends plus la tête. Je tourne sur deux ou trois tenues par saison et je les porte jusqu’à l’usure, tant que je m’y sens bien.

J’ai aussi beaucoup réduit l’achat de produits ménagers et redécouvert les avantages du savon de Marseille, de l’acide citrique et de l’alcool ménager. J’ai beaucoup été inspirée par Bgin.clean sur Instagram.

Et puis j’ai décidé d’appliquer ce principe de simplification dans mes relations, de prendre les gens comme ils sont, de ne pas les juger, d’accepter qu’ils ne pensent pas comme moi, d’essayer de me mettre à leur place quand je suis surprise par un comportement pour comprendre pourquoi ils agissent ainsi plutôt que d’en prendre ombrage bêtement et impulsivement.

Au final, tout cela se traduit par un grand soulagement, un allègement,  un lâcher-prise qui fait du bien et j’espère continuer dans cette voie en 2025.

Ma réponse au Daily Prompt de Day One : What is one word or phrase I want to define my year?

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Changeons d’air !

Départ de la maison à 9h30. Aucune circulation, temps froid, gris et humide.

Sur la N12, la température oscille entre +0,5°C et -0,5°C. Les champs sont recouverts de givre et puis le brouillard apparaît, assez épais par endroit.

Arrêt pique-nique à St-Denis-sur-Sarthon au bord de l’étang de l’Étansiau. Du parking, on ne voit même pas l’eau de l’étang !

Le temps que nous mangions nos sandwichs, la brume se lèvera un peu, nous permettant d’apercevoir la silhouette des arbres de l’autre rive puis elle retombera, masquant de nouveau la surface de l’étang.

Nous reprenons la route qui monte légèrement et 2-3 kilomètres plus loin, tout change brusquement : ciel bleu vif, pas un nuage, grand soleil.

À Pré-en-Pail, il fait déjà 5°C et plus loin, sur la rocade nord de Rennes, le thermomètre de la voiture indique 10°C.

Dans la campagne, de nombreux cours d’eau ont débordé. En contrebas de la voie express les champs et les pâtures sont inondés. Mais le soleil est toujours là, qui nous réchauffe à travers le pare-brise.

Je profite des avantages de la technologie pour ouvrir à distance les volets dans notre maison de destination et bénéficier ainsi des effets de la chaleur du soleil à notre arrivée.

Je ne sais pas si cela a permis de gagner quelques degrés, à notre arrivée, il faisait 12°C. Il a dû faire froid cette semaine !

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Petit bonheur du matin – 10 janvier

Se réveiller tard, allumer la radio et entendre Lola Lafon au micro de Rebecca Manzonni sur France-Inter et petit-déjeuner en leur compagnie.

L’écouter évoquer son dernier livre « Il n’a jamais été trop tard » paru chez Stock, un recueil de textes qui fait suite à ses chroniques parues dans Libération.

Grâce à elle, se souvenir de Sinead O’Connor et découvrir la chanteuse Eloi.

Dès qu’il est disponible, écouter le replay de l’émission puisque j’avais manqué le début.

Résister toute la journée à l’envie de filer à la librairie acheter le livre !

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Un samedi à Marseille

Triste week-end à Marseille où je me suis rendue aux obsèques de celle qui partageait la vie de mon père depuis cinquante-neuf ans.

La première fois que je l’ai rencontrée, c’était un dimanche du mois d’octobre 1965, j’avais sept ans et demi. Mon père avait quitté notre domicile le 1er octobre et il venait nous chercher, mes deux sœurs et moi, pour la première fois depuis ce départ.

Nous sommes allés nous promener et puis nous avons acheté des gâteaux à la pâtisserie. Ensuite, notre père nous a emmenées au Clos Fleuri, dans l’appartement qu’il louait. Elle nous a ouvert la porte, c’était une jolie jeune fille de vingt-deux ans, très fraîche, rieuse et gaie. J’étais intimidée, je la vouvoyais et je l’appelais Mademoiselle. Nous avons mangé les gâteaux puis notre père nous a raccompagnées chez nous.

Notre deuxième rencontre a eu lieu au printemps 1966. Entre-temps, nous avions déménagé avec notre mère à l’autre bout de la France. Notre père est venu nous chercher et nous a ramenées à Toulon pour les vacances de Pâques. Elle travaillait comme infirmière dans une clinique et je me suis rendue compte plus tard comme cela devait être compliqué pour elle de recevoir dans ce logement exigu trois petites filles de huit, six et quatre ans qui devaient se chamailler comme tous les enfants, qui n’aimaient pas toujours ce qu’elle cuisinait. Mais elle nous a accueillies gentiment et a toujours fait preuve de patience et de bienveillance à notre égard. Je ne me souviens plus à quel moment j’ai commencé à l’appeler  par son prénom et à la tutoyer.

Si on m’avait demandé de choisir de la musique pour ses obsèques, j’aurais proposé une chanson de Miriam Makeba qu’elle m’avait fait découvrir plus tard.

Je lui ai parlé au téléphone le 18 septembre, je n’aurais jamais imaginé que c’était la dernière fois. Je n’aurais pas imaginé non plus que son départ me donnerait autant de peine.

Aux obsèques, deux de ses frères étaient présents, ses aînés encore bien vaillants. Ils nous ont reconnues, ma sœur et moi, nous ont accueillies chaleureusement. Nous avons évoqué les souvenirs de vacances puisque mes visites chez elle avaient toujours lieu à cette période. J’y ai trouvé le réconfort que je n’ai hélas pas ressenti dans un cercle plus proche.

La vie est courte, profitons-en avant qu’il ne soit trop tard.

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12 hommes en colère

Retour en Île-de-France juste à temps pour une soirée théâtre, cadeau de Noël d’un de nos enfants.

On connait le sujet de cette pièce, déjà présentée au théâtre à plusieurs reprises et filmée au cinéma en 1957 par Sidney Lumet et en 1997 par William Friedkin.

Un adolescent est accusé de parricide. Un jury constitué de 12 hommes est réuni pour délibérer. Le jeune homme risque la peine de mort. Au premier vote, 11 jurés se prononcent pour la culpabilité de l’accusé, un seul homme dit être contre parce qu’il a des doutes et veut en débattre alors que les autres sont surtout pressés de rentrer chez eux. Commence alors un long combat verbal pour expliquer et convaincre.

L’adaptation de Francis Lombrail est captivante, redonne un peu de modernité au texte et la mise en scène de Charles Tordjman est sobre dans un décor épuré. On se concentre donc sur les échanges entre les douze hommes et sur leur évolution au fil des discussions, au fur et à mesure qu’ils se rangent aux arguments clairement exposés par le 12ème juré.

Ici, il est question de l’avenir d’un jeune homme mais l’évolution du débat pourrait concerner de très nombreux sujets de société. On voit comme certains ont un avis tranché sans se poser de questions, sans avoir le moindre doute sur une vérité bien fragile établie sur des témoignages faillibles. On voit comment le dialogue peut amener chacun à s’interroger sur ses croyances, ses préjugés, ses aveuglements et comment on peut changer d’avis sans se sentir diminué et vaincu, mais au contraire grandi et renforcé dans sa perception de l’autre. Un grand sujet !

Je ne vous dirai pas courez-y vite puisque cette pièce se joue aujourd’hui 28 janvier pour la dernière fois au théâtre Hébertot. Mais peut-être sera-t-elle reprise ou y aura-t-il une tournée en France. Dans ce cas, ne la manquez pas.

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Un challenge de début d’année

J’ai reçu en cadeau un kit de tricot pour un pull en laine, sur un modèle créé par une styliste britannique. Les explications sont donc en anglais, pour un pull tricoté en rond, commencé dans le bas (bottom-up pour les connaisseuses), avec un superbe motif placé devant et un empiècement en rond (yoke pour les mêmes !)

C’est mon premier essai de tricot avec des instructions en anglais, un vrai challenge pour commencer l’année mais je ne suis pas trop inquiète. J’ai déjà repéré des sites de blogueuses tricot où il y a des aides pour la traduction. Alors, y’a plus qu’à !

Montage en rond et côtes torses 1/1

Pour les curieux et curieuses, le résultat espéré est ici !

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Nouvelle année

Quoi de mieux pour fêter le début d’une nouvelle année que ce magnifique amaryllis dont les fleurs ont éclos hier dans la soirée, apportant une belle note colorée à notre réveillon !

Symboliquement, je vous offre cette plante avec mes vœux de bonheur et de santé pour 2024 et vous souhaite toute la réussite possible dans vos projets.

Bonne année à tous !

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Marche ou rêve

Il est beaucoup question de Claude Villers sur les ondes aujourd’hui puisqu’il vient de mourir. Je regrette que l’on évoque en premier à son propos l’émission Le tribunal des flagrants délires, même si j’ai aimé ce rendez-vous quotidien qui a soutenu mon moral lorsque, jeune diplômée de chimie à Rennes, je recherchais mon premier emploi dans un secteur sinistré. Au moins, j’étais sûre d’avoir mon moment de rigolade dans la journée !

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Non, moi quand j’entends le nom de Claude Villers, c’est d’abord Marche ou Rêve qui me vient à l’esprit et dont je garde un souvenir ému. Je me revois étudiante, assise le soir devant mon secrétaire, revoyant mes cours ou préparant mes examens, éclairée seulement par un petit spot, avec en fond sonore cette émission qui me faisait rêver et voyager. Il avait un talent fou pour raconter des histoires, faire découvrir des musiques d’ailleurs et laisser aussi le micro à d’autres, comme Henri Gougaud ou Carole Pither, par exemple.

Comme les hommages ne manquent pas aujourd’hui, c’est l’occasion de retrouver la liste des émissions qu’il a présentées et il y en a beaucoup dont je me souviens et que j’ai écoutées avec plaisir. Il me semblait qu’après Marche ou Rêve, il y avait eu Viva sur France-Inter, que j’appréciais aussi beaucoup et où on retrouvait le même esprit. Mais je n’en trouve pas trace ! Ai-je rêvé, moi aussi ?

Grâce à Claude Villers, j’ai beaucoup voyagé par procuration dans des endroits où je n’irai sans doute jamais. Mais il y a un voyage que j’ai fait en 2008 et que je dois à ses mots sur les ondes et sur le papier. Ce sont quelques jours passés sur l’Express côtier en Norvège, en longeant la côte de Bergen jusqu’à Kirkenès, tout au nord du pays à la limite de la Finlande et de la Russie. De son voyage, il avait fait un livre, Au nord du monde.

Je vois que sur France-Inter, on peut écouter dix épisodes de l’émission Je vous écris du plus loin de mes rêves. Il avait le chic pour trouver des titres qui transportent immédiatement ailleurs ! Je vais m’y replonger sans tarder pour retrouver la voix de ce conteur sans pareil.

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Après la tempête

La tempête a durement frappé plusieurs pays début novembre et nous avons été prévenus par des amis sur place que notre jardin breton n’avait pas été épargné, mais rien de catastrophique qui nous aurait obligé à nous y rendre en urgence. Une fois libérés de nos diverses obligations, nous avons donc pris la route par la N12, la N24 puis la N165 pour aller voir de plus près ce qu’il en était. En chemin, dès l’entrée dans le Morbihan, les effets de la tempête sont encore bien visibles : que d’arbres touchés le long de la voie express, cassés ou déracinés !

Premier constat à l’arrivée : l’allée est bloquée par les troncs et le feuillage de deux arbres cassés à deux mètres et deux mètres-cinquante de hauteur, juste à l’entrée du jardin. Impossible d’entrer la voiture.

Plus loin, un vieux cyprès est carrément déraciné. Il est tombé juste à l’endroit où se garent d’habitude nos visiteurs !

Heureusement, la chute de ces arbres n’a provoqué aucun autre dégât chez nous. Estimons-nous heureux, tout le monde n’a pas eu cette chance.

Les jours suivants, la météo a été clémente, ce qui nous a permis de tronçonner, couper, rassembler tout ce bois.

Lors du tronçonnage du tronc principal, la souche s’est redressée d’un coup, reprenant sa place ! Il y a encore du travail pour couper le reste et il faudra choisir un remplaçant pour ornementer ce coin du jardin.

Par chance, la commune a organisé des opérations de broyage, ce qui nous a permis de nous débarrasser facilement des feuillages et des branchages.

Pour le reste, une partie du bois est déjà partie chez des amis et connaissances pour alimenter leurs poêles et cheminées. Le reste suivra au fur et à mesure.

Chez les voisins aussi, il y a eu de la casse. Depuis notre arrivée, ce ne sont que bruit de tronçonneuses et passage de remorques bien chargées de débris et branchages en route pour la déchetterie. Cette tempête a provoqué beaucoup de dégâts.

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La rançon du progrès

Nous avons récemment remplacé notre plaque de cuisson vitrocéramique par une plaque à induction. Comme prévu, j’ai dû m’équiper de nouvelles casseroles car certaines des miennes n’étaient pas compatibles avec ce nouvel équipement.

Malheureusement, mon appareil à croque-monsieur, acheté il y a environ quarante ans à la foire de Paris, n’est pas compatible, lui non plus. Un ustensile de légende, rustique, robuste et pratique car il permet de préparer quatre croque-monsieur en une fois.

Il est de plus facile à utiliser : on beurre une face de chaque tranche de pain.

Après avoir fait chauffer l’appareil à vide, on place une tranche dans chaque emplacement, côté beurré contre l’appareil.

Ensuite, on creuse chaque tranche avec des pièces en bois spécialement prévues pour ça. Dans les creux ainsi formés, on superpose les ingrédients : œuf battu, fromage râpé, jambon.

On recouvre avec une autre tranche de pain, côté beurré vers le dessus et on ferme l’appareil.

On laisse cuire quelques instants puis on retourne l’appareil et on laisse cuire à feu moyen.

Dorénavant, il faudra que j’utilise le four et je me suis mise à la recherche d’une recette adaptée. J’ai choisi celle trouvée sur le site de l’académie du goût. Je vous laisse la découvrir.

Je ne suis pas mécontente du résultat.

La garniture est à base de crème fraîche, c’est donc plus gras que ma recette précédente.

Les recettes ne manquent pas sur le Web, je vais en essayer d’autres.

Mais je ne suis pas sûre de retrouver le croustillant qu’avaient les croque-monsieur confectionnés avec l’appareil traditionnel.

Les temps changent, il faut s’y adapter !

Et vous, avez-vous une recette à me conseiller ?

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