La vie est bizarre parfois. Je viens de vivre une semaine très contrastée, riche en émotions de toutes sortes.
Funérailles mardi à Cherbourg, où ma mère est décédée quelques jours plus tôt.
Elle avait quatre-vingt-neuf ans, sa santé s’était lentement dégradée depuis plusieurs mois, je ne peux pas dire que sa mort a été un coup de massue, plutôt la fin de l’espoir que les choses s’arrangent, comme cela avait été le cas lors des alertes précédentes.
Ce qui m’a peinée le plus, c’est de réaliser, en triant les photos et en sélectionnant la musique pour la cérémonie d’hommage, que la vie n’a pas été tendre avec elle. Avec mes soeurs, nous avons trouvé peu de photos où elle souriait. Aigrie par les épreuves, accrochée à ses préjugés, elle n’a pas pu saisir les occasions propices aux petits moments de bonheur, en particulier avec ses petits-enfants. Avec mes enfants, les liens d’attachement ne se sont pas créés. Quel dommage.
Changement de ton et d’ambiance en fin de semaine, mon fils se marie en Île-de-France vendredi après-midi.
La transition n’est pas évidente, je me sens sur une autre planète. Heureusement, nous avions choisi d’aller loger à l’hôtel, comme les futurs mariés et la future belle-famille, bien que l’établissement soit à moins de cinq cents mêtres de notre domicile rueillois.
Bien nous en a pris, il nous a été plus facile de nous détendre, d’être à l’unisson des invités, des amis, des jeunes mariés et de profiter de la joie de tous. Et alors que la semaine a débuté dans la grisaille et la fraîcheur, elle se termine par une ambiance estivale pré-caniculaire. Il est temps de se tourner vers la vie et l’avenir.
L’une s’en va, l’autre arrive dans la famille, une autre histoire commence…